Vendredi 29 juin 2007

Je viens enfin de finir le jeu Manhunt, que j'ai trouvé sur une foire-à-tout en avril... Qu'est-ce que ce jeu, me direz vous ? Non, vous vous en foutez ? bon, je raconte quand même ! Globalement, et pour faire court, le principe du jeu (le gameplay) est basé sur l'infiltration, comprenez par là qu'il est impossible de finir le jeu en fonçant comme un bourrin tout le long, seule la discrétion compte.

 

 

L'histoire est inspirée des snuffs movies, des videos illégales qu'on trouve sur internet dans lesquelles des personnes en frappent d'autres (par exemple des combats de SDF filmés contre de l'argent...). Le personnage principal, Cash, est condamné à mort et finit sur la chaise électrique. Mais ceci était truqué, et bien que mort aux yeux du monde, il se réveille dans une pièce sombre, et entend dans une oreillette la voix d'un type qui nous explique la situation et qui va nous guider tout le long du jeu: Starkweather. Celui-ci est producteur de snuff-movies, et nous "propose" une deuxième chance: si Cash survit, il est libre ! Toute l'aventure se fait sous l'oeil de ses caméras, dans des décors très urbains, et se déroulant de nuit...

 

Le problème, c'est que le lieu (un quartier abandonné, une station de métro déserte, un asile...), est infesté de membres d'un gang qui sont là pour nous empecher de partir. Et comme on n'a quasiment aucune arme, il faudra etre discret. Si je dis quasiment, c'est parce que c'est là que réside l'interet du jeu: nos armes sont des élements du décor (morceau de verre, sac plastique, pied de biche...) alors que les chasseurs ont des armes blanches (couteaux, faucille, marteau, batte de baseball, puis pistolet, fusil à pompe, riveteuse à clous...) qu'on pourra heureusement récupérer sur eux après les avoir tué.

 

Comment les tuer ? En se faufilant derrière eux, à leur insu, et en executant une manipulation sur la manette qui déclenchera une cut-scene (une video) sous la forme d'une video de surveillance. Par exemple, avec le sac poubelle, on verra Cash passer le sac autour du chasseur et serrer jusqu'à la mort par asphixie de sa victime. Cela si on fait "soft". Sinon, ce sera accompagné de coups de poings, genoux, et autres joyeusetés si on prend plus de risques... mon arme préférée, c'est la machette: on donne un coup dans le dos de l'ennemi, qui tombe à genoux en criant. On lui assène alors un coup au niveau de sa nuque, puis un deuxième et un troisième jusqu'à sa décapitation, en se délectant des râles qu'il aura poussé avant ! Et sa tête sert de leurre à jeter pour attirer ses collègues...

 

Bref, vous avez surement compris que l'ambiance du jeu est gore à souhait, les chasseurs sont tous plus tarés les uns que les autres, spéciale dédiace à Porky, un mec avec une tête de porc en guise de masque, une tronçonneuse à la main, qui pousse des cris de porcs et avance tête baissée... il est barge, ce type ! C'est d'ailleurs le vrai boss du jeu, l'avant-dernier niveau se déroule seul contre lui, morceau de verre contre tronçonneuse... surtout rester caché... Par contre, après l'avoir tué, c'est nous qui devenons chasseur: on court après le producteur dans une pièce circulaire avec notre tronçonneuse à la main ("Cash, I made you !!!").

 

Point négatif quand même: le fait d'avoir à refaire plusieurs fois le même niveau, parce qu'on a voulu être trop pressé et qu'un chasseur nous a repéré et tué... On ne sauvegarde qu'une fois au milieu du niveau et en fin de niveau, c'est tout. Entre-deux, c'est à nous de rester patient, quitte à poser la manette à terre en attendant que le chasseur soit dans une position propice à son execution. A part cela, le jeu est vraiment sympa, et les executions procurent de bon moments de sadismes qui font plaisir à voir !

Vendredi 22 juin 2007

Avant de commencer, je tiens à préciser que je ne consomme aucune substance illicite. Si je dis cela, c'est parce que je vais tenter de vous raconter le rêve qui m'a réveillé en pleine nuit, et qui m'a relativement perturbé... Imaginez-moi combattre en duel un Vélociraptor...

 

L'ambiance était bizarre, on était contraint de rester enfermé chez soi pour éviter de se faire attaquer par des dinosaures. Oui, des dinosaures: Tyrannosaures, et Vélociraptors surtout. Les p'tites bêtes qu'ont voit dans les films Jurassic Park, et qui mangent tout le monde... Bref, on était à la maison, enfermé pour éviter de s'exposer à leur vue. Le climat était assez oppressant, dans le sens où je craignait constamment l'intrusion d'un de ces sauriens. Je me souviens m'etre plaint du fait de devoir rester enfermé plusieurs fois au cours de l'été, comme si cette menace n'était que le début et qu'il faidrait s'habituer à vivre dans la terreur, en cohabitation avec les dinosaures...

 

Au bout d'un moment, on apprit que la menace était révolue, que tout le monde pouvait retourner dehors sans aucun danger. Désireux de suivre mon père qui voulait vérifier par lui-même, je m'armai au préalable de mon épée de décoration ainsi que de mon couteau de chasse, la première pour faire office d' arme de contact et le couteau aiguisé servant d'arme véritable (deux objets que je possède réellement dans ma chambre...). On est sorti, tout allait mieux, et mon père en fit la remarque en allant fermer la porte du sous-sol. A ce moment, je vis une tête de Vélociraptor se soulever, et suivre mon père du regard.

 

Sentant que la bête allait attaquer mon père dans son dos et que celui-ci n'aurait aucune chance de s'en sortir, je me portai à son secours en attaquant le saurien. Je lui donnai alors un coup d'épée, qui eut pour effet de détourner son attention. Alors qu'il me chargea, je l'esquivai au dernier moment et en profitai pour lui donner un coup de couteau au niveau du cou. La douleur le fit reculer. Le duel se déroula ainsi durant quelques minutes, je donnai quelques coups d'épée lorsqu'il était trop loin, et des coups de couteau quand il était à portée de main. Je reçus deux-trois grosses entailles sur mon avant-bras, et pensai qu'au prochain coup de sa part, je perdrai celui-ci. Heureusement, mon dernier coup de couteau fut le bon, et le velociraptor tomba. J'avais remporté le duel. Je pouvai alors rentrer me faire soigner le bras...

 

Je me suis réveillé à ce moment-là. Sur le coup, j'ai failli me lever pour aller écrire le rêve sur un bout de papier pour éviter de l'oublier. Mais voyant qu'il était 4h45, que je me levai à 7h ce matin (après m'être endormi sur les coups d'1h30), j'ai préféré me rendormir. Et puis, un rêve comme celui-là, cela ne s'oublie pas...

Mercredi 20 juin 2007

Encore un début de semaine palpitant: le lundi, seul truc de prévu, le dentiste pour 14h30... toujours le truc agréable. Kerps. Il me reste encore un rendez-vous lundi prochain, 13h30... Mardi, je ne travaillais pas non plus (24 heures dans la semaine, c'est vraiment pépère comme rythme), mais je devais aller à Rouen pour la réunion du CA de Sonanbul. Avant de partir, le GRETA m'a appellé, pour me proposer une entreprise du coté de Pavilly. J'ai accepté qu'ils y envoient ma candidature après m'être renseigné sur la distance Rouen-Pavilly.

 

Je suis arrivé à Rouen en milieu d'après-midi, avec comme point de mire la Fnac. Le nouvel album de Devildriver ainsi que le tome 33 du manga Kyo étant sorti le lundi, forcement je me devais de passer par là... J'y ai croisé Laura, qui venait lire en attendant de commencer son baby-sitting. Je suis ensuite remonté voir Lesendar, pour lui soutirer un papier important ^^. Entretemps, j'ai failli rester coincé sous une barrière automatique dans le parking souterrain, à cause de la voiture qui s'est mise à caler en passant dessous. (depuis quand le troisième rapport de vitesse s'enclenche à la place du premier ???).

 

Arrivé au local sur les coups de 16h15, occupé par Jennifer (la stagiaire de l'asso) et Magdalena. Le CA a commencé à 18h15, après l'arrivée de Benjamin et de Vincent, et s'est terminé sur les coups de 20h15. Je crois. Un orage a éclaté en plein milieu, on a pu le voir approcher et le vacarme de la pluie (ainsi que de quelques personnes courant en-dessous) faisait qu'on avait du mal à s'entendre.

 

Vers 21h, après avoir salué Amandine et Benjamin, qui ont pris le bus pour descendre en ville, on a discuté avec Laura, Jennifer et Mickael, et l'idée lui est venue de continuer notre discussion autour d'un verre. Du coup, on s'est retrouvé en ville. Au pub O'Kallagan. Entre-deux, on a croisé les éboueurs à deux reprises... on est remonté sur les coups de minuit et demi, et je suis arrivé chez moi vers 2h du matin. Pour me réveiller à 12h15 aujourd'hui... et aller bosser à 15h. Debut de semaine cool, donc, et dans deux semaines et demi je serai en vacances. Qu'est-ce qui changera ?

Vendredi 15 juin 2007

Encore une journée à ne rien faire. Decidement, vingt heures de boulot dans la semaine, dont neuf (presque la moitié, z'avez vu je sais compter) le lundi ce n'est pas suffisant. Il faut trouver de quoi s'occuper, et cette semaine j'ai eu trois journées pleines à combler. Deja, le mercredi, c'était tout vu: je suis allé à Rouen, dans le seul but d'aller au cine.

 

A 9h40, j'ai vu que le seul film suceptible de m'interresser commençait à 10h45, à une heure de route de chez moi. Or, je n'étais pas tout-à-fait pret. J'ai donc mis le turbo, éteind le PC, fini de prendre mes affaires (quelques CD pour la route, les documents LMDE pour la carte de ma chère Yayis...) et j'ai sauté dans la ZX pour foncer direction l'UGC de Rouen. En respectant les limitations de vitesse, je suis arrivé à 10h40, en passant simplement par l'autoroute: exit les travaux, les poids-lourds et autres trainards difficiles à doubler, et vive la vitesse ! Dadzou les cheveux aux vents dans sa ZX rythmée au son de la musique d' Unsane !

 

Le film, "Boulevard de la Mort" de Quentin Tarantino, était sympa. Beaucoup de dialogues, mais le peu d'action se révélait bien rythmée et assez violente. Il a voulu rendre hommage aux films diffusés dans les Drive-In américains des années soixante-dix (des cinemas en plein air, situés sur des parking), d'où l'aspect un peu "destructuré" de l'image; celle-ci saute de temps en temps, est parfois mal montée (le personnage à l'écran dit deux fois son texte sous deux angles différents), l'image vire au noir-et-blanc pendant quelques minutes... mais tout cela est intentionnel.  

L'histoire ? Un cascadeur has been (Kurt Russel) drague des filles dans des bars avant de les tuer avec sa voiture. Le film est divisé en deux parties, quatorze mois séparant celles-ci. Le même schéma se répète dans chaque partie, mais la fin est différente. Dans les deux, on suit une bande de filles qui parlent entre elles, à trois ou quatre, on voit "Stuntman Mike" (le pero masculin) les repérer, les suivre, puis passer à l'action. Je ne raconterai pas la fin par contre... :p

 

Après avoir vu le film, je suis allé chez Jules m'acheter un t-shirt et un bermuda. Oui, je sais, c'est génial. Je suis ensuite remonté au local pour voir que Jennifer était seule, avant de voir Mickael débarquer... et me dire qu'il aurait préféré que j'arrive après 16h, parce qu'il avait des trucs à faire avant. Je lui ai répondu que moi aussi, je devais descendre en ville "pour affaires". Je suis allé à la LMDE pour chercher un papier pour ma soeur, puis ai flané en ville avant de remonter. Il y avait beaucoup de monde, cela faisait longtemps que je ne m'étais pas balladé ainsi ! Je suis ensuite allé à Carrefour acheter un cadeau pour mon père (une grosse clé USB de 5Go, parait qu'il en veut une...), pour ensuite finir ma journée de façon assez conventionnelle (MacDo puis cité du bois avec Mickael... non, Lesendar, pas de sous-entendu ! ^^).

 

Jeudi, j'ai travaillé le matin (8h30 - 13h). Rien d'exhaltant, à part de jeunes mères qui sont passées avec leur bébé de moins de six mois: ils étaient mignons ! Comment peut-on rester insensible ? Bref. L'après-midi, ainsi qu'aujourd'hui, je n'ai rien fait de constructif. J'ai joué à la console (Manhunt... malsain et violent, donc sympa, bienque pénible de devoir recommencer plusieurs fois la même mission parce que je ne suis pas assez patient, et que dans un jeu d'infiltration, c'est vital...) et lu des magazines, suis allé sur le PC... Truc bien d'aujourd'hui: le GRETA m'a appelé pour me demander si je suis mobile, comme mon adresse est dans l' Eure. J'ai répondu: "absolument ! j'ai une voiture, et j'envisage de prendre un appartement dès le mois de septembre". Ils avaient besoin de le savoir pour envoyer mon dossier à une entreprise...

 

Ce week-end, je ne travaille qu'à partir de 16h30 samedi, et tout le dimanche matin. Il ne faudra pas que j' oublie d' aller voter... on ne sait jamais... Le reste du week-end, je vais le passer à me moucher, étant enrhumé depuis peu... groumpf.

Mardi 12 juin 2007

Qu'il soit affectueux, moqueur, ou plus sympa que nos propres patronymes, nous avons tous au moins un surnom. Peu importe la personne qui nous l'a donné, chaque surnom est le reflet de la vision qu'on offre à ceux qui nous entourent, c'est ce qu'on leur inspire. Voilà pour ma part les surnoms dont j'ai été et suis... la victime ? ^^

 

- Dadzou. Surnom donné par ma soeur, et qui me plait au point d'en faire un pseudo qui me colle à la peau et définit ce que je suis: moi.

- Jeannot. Mon frère aime m'appeler ainsi. Yann (mon véritable prénom) étant un dérivé de Jean, Jean devenant Jeannot... bref. Pas mon surnom préféré.

- Yannou. Surnom donné par certaines personnes aimant mettre un "ou" à la fin du prénom, he he. J'aime bien quand c'est dit par certaines personnes, donc cela ne me dérange pas.

- Titi... une cliente qui m'aime bien m'a appelé ainsi récemment. Bah, pourquoi pas...

- Chouchou... une de mes anciennes responsables (Annabelle), parce que j'étais le seul "homme" hote de caisse, et qu'elle m'aimait bien...

- Bichon. Une jeune hotesse d'accueil (Aurore) s'est amusée à m'appeler ainsi; bah, pourquoi pas ^^.

 

Sinon, certains m'appellent Yann, tout simplement. Après tout, faites comme vous voulez: utilisez un de ces surnoms, mon prénom, ou inventez-en un autre, cela m'est égal tant que ce n'est pas injurieux... Et toi, lecteur, quel est ton surnom préféré ?

Mardi 12 juin 2007

Comme vous avez pu le constater par vous-mêmes, il m'arrive parfois d'écrire de petits textes de fiction. Juste comme ça, quand je suis inspiré et que je suis motivé pour rédiger une histoire. Deux personnages existent déjà, et ils ont chacun une "histoire" propre, le genre d'histoire qui aura peut-etre une fin un jour si je le décide ainsi. En attendant, j'ai rassemblé ci-dessous les textes en question en créant un lien pour chacun d'eux, permettant ainsi aux curieux que vous êtes de lire les histoires dans l'ordre. 

Ermac l'aventurier...

1 - Ermac
2 - Ermac à Kerps!
3 - Ermac: wanted dead or... dead !
4 - Ermac et les hamsters kamikazes 
5 - Réminiscences

 Ténèbres

1 - Bonheur ?
2 - Ténèbres
3 - Ténèbres (2eme partie) 

(divers)

1 - Kerps !
2 - Predator

par Dadzou publié dans : Textes
Vendredi 8 juin 2007
La nuit était tombée dans un fracas assourdissant. Ceux qui ne s’y étaient pas attendu eurent très mal, car le ciel était alors chargé d’ondes négatives, que certains alchimistes éclairés appelaient « orage ». Fort heureusement pour lui, Ermac avait prévu d’opter pour la technique dite de « l’ours en hiver » ; il avait décidé de passer la nuit dans une caverne, qui avait eu la bonne idée de se présenter à son regard un peu plus tot dans la soirée.
 
Il y passa une nuit agitée, faisant des rêves absurdes dans lesquels des gens tout de noir vêtus, vivaient et déambulaient au sein de grande tours métalliques, se déplaçaient dans des chariots métalliques bruyants, et parlaient une langue inconnue. Mais curieusement, lorsqu’il se remémora ses rêves, Ermac eu comme une sensation de déjà-vu, comme s’il avait vécu parmi ces personnes dans une autre vie. Cela le perturba un instant, mais il oublia cette pensée en avalant sa deuxième bouchée de viande séchée.
 
Va me falloir terminer cette mission en vitesse, ça m’gonfle cette bouffe…
 
Pour la première fois depuis un long moment, voire des années, une mission avait été allouée à Ermac, on lui faisait enfin confiance. Et étant donné le coté dangereux de cette mission, il avait apparament fait très bonne impression. Son but était de localiser et exterminer le gang des Hamsters Kamikazes, les fameux HK qui terrorisaient la région depuis de longs mois…
 
Ermac avait demandé une description des membres de ce gang au fonctionnaire chargé de distribuer les ordres de mission aux valeureux aventuriers de tout poil. Celui-ci le regarda ébahi, se demanda de quelle prairie était issu Ermac.
-         ben quoi, z’avez jamais vu un hamster ?
-         certes, mais ce ne sont pas ces bestioles de 150 grammes qui vous terrorisent, non ?
-         c’est que vous n’avez jamais vu l’un d’entre eux, alors.
-         C’est pourquoi je vous en demande une description, répliqua Ermac en essayant de contenir sa colère. Il avait attendu trop longtemps dans la file d’attente, et qu’ensuite l’homme revienne de sa pause, pour entendre des remarques sarcastiques de sa part.
-         Ben, c’est pourtant simple : imaginez un hamster, avec un bandana rouge sur le front et une ceinture de dynamite adaptée à sa taille.
-        
-         quoi ? faites pas cette tête !
-         et vous craignez… bon, bref, donnez moi ça, je signe et j’me casse d’ici en vitesse.
 
Sous un soleil de plomb, écrasé par la chaleur d’un été implacable, Ermac se demandait par où commencer. Localiser des hamsters n’était effectivement pas chose aisée, tout kamikazes qu’ils aient pu être. Il s’assit et se mit à réfléchir.
 
Après avoir dormi une bonne heure, il se décida à aller visiter la ville qui s’étendait devant lui : Pug’ib. Il constata le côté singulier des habitants : ils dodelinaient sans cesse, marchaient tête baissée et le regard méfiant, crachaient continuellement par terre après vous avoir regardé, et avaient un dialecte… particulier. Ermac s’approcha de l’un d’eux et luidemanda des renseignements concernant sa mission.
-         bonjour, mon brave.
-         Wesh, gros, big up !
-         Euh... certes. En fait, voyez-vous, j’aurais voulu savoir si vous aviez entendu parler du gang des HK…
-          T’as dit quoi ? z’y va, mon frère, j’capte que dalle à c’que tu jactes !
-         gné ? bon, bref, on va faire simple. Z’avez vu des hamsters kamikazes dans le coin ?
-         ah ouais, direct man ! j’imprime grave, là ! Ces enfoirés ont fait sauté le keb’ du oinc !
-         … mais encore ?
-         ben on croirait pas com’as, mais ils sont grave dangereux, les bestiaux ! Z’ont les glandes, les bob ici maintenant !
-         … certes. Merci des renseignements, mon brave.
 
Ermac s’éloigna de son interlocuteur, et alors qu’il se demandait auprès de qui se renseigner, il entendit une détonation un peu plus loin. Ermac adopta la technique dite du « chevalier-qui-court » et se rapprocha du lieu de la déflagration. Il se faufila au travers de la foule de curieux, et vit plein de sang partout… Fort de son statut d’aventurier, il se permit d’examiner le lieu : il s’agissait apparement d’une taverne, car l’air était saturé d’odeur de bières de toutes sortes, et une pancarte sur laquelle était inscrit « Taverne des mecs bourrés » pendait au-dessus de la porte.
 
Erma choisit de n’ignorer aucune piste ; s’agissant d’une taverne, la déflagration avait pu faire suite à une bagarre ayant mal tournée. Il mis aussitôt cette hypothèse de côté lorsqu’un autochtone lui montra un parchemin rédigé dans une langue assez étrange.
-         vous qu’avez l’air calé, y’a quoi d’écrit là ?
-         Hum. D’après mes grandes connaissances en la matière, et si je ne me laisse pas abuser par le côté hautement explicite de ce texte, en vertu de…
-         Oh là, mon pote, cherche pas à m’rouler, t’as pigé ? Sinon j’donne pas cher de ta peau ici !
-         … mouais. Bref. Voilà ce qui est écrit :
 
Moi, Pollux, Grand Prêtre de l’Ordre des Hamsters Poilus et Maitre du gang des Hamsters Kamikazes, j’espère vous avoir bien fait souffrir, vous les humains qui nous faites faire des choses horribles ! Depuis trop longtemps nous étions vos esclaves, depuis trop longtemps nous n’étions que l’objet de vos railleries et de votre amusement.
Mais ce temps est révolu, car moi, Pollux, suis l’instigateur d’une guerre à venir, une grande guerre comme jamais on n’en a vu, une guerre opposant les humains aux hamsters ! Un jour les hamsters se soulèveront en masse et viendront jusque dans vos maisons s’occuper de vos enfants !
Je dis un jour, car pour le moment, le gang des Hamsters Kamikazes se met en stand-by, étant son dernier représentant. Attendez-vous cependant à ce qu’un jour, l’un des notres reprenne le flambeau ! Craignez la furie des hamsters !
 
Hamsterement votre,
Pollux.
 
Tous restèrent sans voix. Cela ne pouvait être vrai. Cela devait être impossible. Le Maitre du gang des Hamsters Kamikazes était venu en personne se donner la mort, et cela provoquait ainsi la fin du gang en question. Cela signaitdonc la fin des attentats, la fin de la terreur provoquée par ces petites bêtes poilues. Un des autochtones laissa échapper une exclamation de joie, aussitôt reoint par ses voisins. Tous étaient soulagés par l’annonce de la fin de la Grande Peur.
 
Tous sauf Ermac. Il restait immobile, la tête penchée, se posant plein de questions. Lui qui s’attendait à vivre la grande aventure, à livrer bataille face à une armée de monstres en tous genres, à sauver des princesses, alors qu’au lieu de cela, sa quête s’était achevée de la plus absurde des manières. Certes, le papier qu’il tenait dans la main prouvait que le but de la mission était atteint, mais serait-il payé ? Sa présence avait-elle été utile ? L’administration n’en profiterait-elle pas pour économiser encore une fois une prime qui lui était dûe ?
 
Toutes ses questions lui trottaient dans sa tête. Alors que les autochtones dansaient le zouk autour de lui pour fêter l’évênement, il serra les poings dans un mouvement de colère. Lui qui avait un jour pensé pouvoir changer de vie et vivre une vie d’aventurier dans ce monde, tout tendait à lui prouver le contraire. Rien ne se passait comme il l’espérait ici-bas, et cela l’exaspérait au plus haut point.
 
Des nuages apparurent dans le ciel, sombres comme la nuit. La température chuta de plusieurs degrés. Le vent se leva brusquement, formant ici et là de petits tourbillons soulevant de la poussière. Le tonnerre gronda et on vit des éclairs tomber dans le village. Le bruit en était assourdissant. Les villageois prirent peur ; rien de pareil ne s’était jamais produit dans le coin. Alors qu’ils commençaient à courir dans tous les sens pour rejoindre des abris, le sol se mit à gronder sous leurs pieds et des rochers se mirent soudainnement à s’arracher de la terre, comme si la gravitation était devenue inexistante.
 
Une énorme déflagration jaillit brusquement et rasa le village entier en quelques secondes. Aucun villageois n’y survécu, tous furent désintégrés par la puissance du souffle destructeur. Ermac, qui s’était trouvé au centre de cette déflagration, avait fini de hurler. Il perdit connaissance et s’écroula. Il était le seul survivant au milieu d’amas de rochers, au milieu de ce qui avait été un village quelques minutes plus tôt et qui n’était maintenant que ruines fumantes sans vie…   
 
par Dadzou publié dans : Textes
 

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