downset.

Je vais parler aujourd'hui d'un de mes albums préférés, et ce depuis mes années collège: le premier album du groupe downset.
downset. est un groupe de hardcore (voire rap-metal) californien qui voit le jour à la fin des années 80. Ils sortent leur premier album (celui-là) en 1994, soit deux ans après celui de
Rage Against The Machine, formation évoluant dans le même registre musical.
Ce qu'ils ont en commun ? Une musique metal / hardcore mélangée à un chant rappé, des textes engagés. Leur différence ? La musique de downset. est plus posée, le flow du chanteur est moins violent...
Quand je parle de paroles engagées, j'entends par là des textes qui critiquent la violence envers les femmes, comme dans Rape Ritual ("How can I stand in silence while you're raping my sister" / Comment je peux rester silencieux alors que tu violes ma soeur), le racisme aux USA, dans My American Prayer ("Love sees no color but America always will" / L'amour se fout de la couleur, mais l' Amerique s'en souciera toujours), ou les USA tout court (tout au long de l'album).
La musique, elle, est plutot calme en comparaison de la violence des textes. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'on s'ennuie tout au long de l'écoute des dix titres constituant cet album, au contraire ! Celui-ci est rythmé, entrainant, possède un "groove" excellent qui donne envie de l'écouter en se laissant aller au son de la basse et des riffs de guitare...
Quant à l'imagerie véhiculée par le groupe, enfin, elle est très... hardcore. La pochette se veut provocante, à l'intérieur on voit le goupe poser dans un squat rempli de tags, et on voit le guitariste se démener au centre du public... à noter également, la phrase écrite sous l'emplacement de CD:
"1 out of 3 women will be raped in her lifetime. Stop sexual violence now!" (une femme sur trois se fera violer dans sa vie. Arretons la violence sexuelle maintenant !).
downset. a sorti trois autres albums par la suite, mais à part le deuxième sorti en 1996 (Do We Speak a Dead Language ?), je ne conseillerai pas les derniers (Check Your People, en 2000, et Universal en 2004), pas assez exceptionnels et dont les paroles ainsi que la musique sont devenus trop basiques...