Les gens-qui-puent
Voilà une nouvelle catégorie, dans laquelle Yayis (ma chère petite soeur) postera à ma place. Dans un souci de lisibilité, je convertirai ses textes dans une autre couleur que la mienne, de façon à reconnaitre du premier coup d'oeil ses textes (si elle m'en écrit plusieurs, ce qu'elle fera j'en suis sûr !). Yayis, à toi la parole !
Les gens-qui-puent
Les gens-qui-puent dans la rue sont un mythe et une réalité à la fois.
Quand ils se collent sous votre nez, vous ne pouvez plus y échapper.
Pour preuve : un soir de journée ordinaire, vous devez rentrer du travail (comme on dit : "Métro, boulot, dodo". Moi je dirais plutôt : "Métro-gens-qui-puent, boulot-ardu, métro-gens-qui-puent, dodo-j'en-peux-plus"). Et là s'impose à vous la corvée habituelle : les transports en commun. En réalité, ils n'ont en commun que le fait de transporter des gens épuisés, blasés et puants.
Ah mais, me diriez-vous, il ne faut pas faire de généralité. Ah ça c'est sûr : vous avez le choix entre des gens qui puent la cocotte et des gens qui puent tout court, des ados surexcités et des adultes blasés et crevés de leur journée. Ah en effet, quel choix !
Oh pardon, j'allais oublier les gens énervés, ceux qui vous fixent tout le long du trajet et vous reprochent tous les défauts du monde. Après tout, il faut bien un souffre-douleur. Pas de chance, c'est vous !
Mais vous avez raison mesdames et messieurs, il ne faut pas juger trop vite.
Maintenant, revenons-en à notre problème : les gens-qui-puent. Donc, je disais, après un bon quart d'heure à attendre en plein courant d'air, votre bus arrive enfin (oui, parce que ceux des autres arrivent toujours plus vite).
Là, vous constatez avec désespoir que ce bus est plein. Mais comme vous n'en pouvez plus d'attendre, vous embarquez, quitte à faire râler tout le monde. Après tout, il faut bien qu'ils aient une raison de vous en vouloir.
Et là, vous êtes collé à des inconnus, vous vous sentez oppressé, bousculé, tapé (bah oui : il faut toujours faire gaffe aux gosses en poussette qui vous filent des coups de pieds en se marrant). Vous vous ENERVEZ !
Vous n'en pouvez plus ! Vous commencez à maudire tous ces gens qui ne se décident toujours pas à descendre. Et comble du cauchemar : un puant se colle à vous.
Horreur ! Pas moyen de bouger. Vous examinez la situation. Coup d'œil furtif à gauche, à droite, devant, derrière, toutes les issues sont bloquées, comme pour vous faire payer le fait de vous être énervé.
Vous n'en pouvez plus. Vous êtes pris au piège. Vous étouffez.
Puis vous vient la lumineuse idée de lever la tête pour respirer. Mais pas de bol, le puant fait 1m90 et vous 1m60.
Vous êtes condamné. Vous êtes foutu. Votre soirée tout entière est foutue, car cette odeur ne vous quittera plus les narines....
Pauvre de vous.....à vouloir respecter l'environnement en bon citoyen que vous êtes, vous avez fini par détruire votre propre flore nasale, à détester le monde entier, et par-dessus tout : à vouloir exterminer les gens-qui-puent !